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Exposition de Jacques Le Scanff
Pour l’inauguration de la maison du livre de Forcalquier
IMAGES NOIRES, du jeudi 16 septembre au lundi 22 septembre au Centre Boris Boinev à
Une description imaginaire de la montagne de Lure

Assis dans l’herbe, les yeux envahis par les collines,
le lointain des montagnes, la longue barre de Valensole,
je regardais les ruines du hameau que bientôt j’habiterai.
Robert Morel m’avait poussé de ce côté : – Vas voir. C’est un tas de cailloux, ils le vendent pour presque rien. Je n’avais pas presque rien, je dû écrire à mon ami de toujours : Yves Claret qui, du Togo où il résidait, m’envoya un chèque.
Ainsi, sans que j’en sois pleinement conscient, Ce pays et ses pierres noueuses, ses collines sauvages, ses bois profonds envahirent ma peinture. Une lente gestation, la prise de pouvoir des ciels profonds, des branches aux nœuds infinis, de la lourde silhouette grise de Lure qui, telle une taupe accroupie semble toujours dormir.
Marcher ce pays, et plus encore rêver cette marche, qui par ses mille canaux offre à ma main un immense dictionnaire de formes, une encyclopédie baroque, grise et lumineuse, rêve qui, aujourd’hui encore, me nourrit.
Bientôt la maison est reconstruite, Nicolas et Claire dévalent la pente vers l’école de Sigonce. Autour de la longue table les amis
s’assoient. Pierre Lieuthagi généreux et savant, Jean-Pierre Abraham lumineux et austère, il observe et juge.
Je les gave de théories bavardes. Le vin coule. Un facteur à Mobylette entre et salue, c’est André Combe, je suis loin de me douter qu’il deviendra éditeur.
Le hameau est perdu dans les terres ; quinze kilomètres de routes sinueuses le séparent de Forcalquier. Pour m’y rendre je passe sous les fenêtres de la maison de Pierre Magnan, j’aperçois son ombre rassurante, il écrit. Je l’admire, mais il n’est pas de mes amis, sa maison est trop petite, dit-il, pour en contenir plus.
Bas alpin, il se méfie. Peut-être ne s’est-il pas suffisamment méfié.
Forcalquier, c’est la ville où je prends le café le matin. Les enfants, maintenant vont au collège - Je m’assois au Bourguet où La Rose me sert, bougonne, mais je sais ce que cela cache de gentillesse.
C’est aussi la ville de Lulu qui me reproche narquois des attitudes improbables, et celle de Jacques Meunier fastueux et fou, je n’en finirais pas de les nommer, ces femmes et ces hommes qui me sont chers.
Mais je ne suis pas l’acteur de cette scène. Timide et confiant, je peins dans ma tête. Inconscient, j’amasse ce qu’aujourd’hui, l’âge venu, je restitue.
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Le 25 juin à 18 heures aux Cahiers de Colette
Rencontre avec Pierre Bergounioux
Le 25 juin à 18 heures aux Cahiers de Colette
Les Cahiers de Colette 23/25 rue Rambuteau 75004 PARIS
tél : 01 42 72 95 06

Le dossier du numéro 11 du Préau des collines est consacré à Pierre Bergounioux.
Sommaire : à propos de Pierre Bergounioux Jacques Réda, Jean-Paul Michel, Tristan Hordé, François Bon, Inédit de Pierre Bergounioux, Entretien : Pierre et Gabriel Bergounioux, Extraits des principaux livres de Pierre Bergounioux - Cahier iconographique, Bibliographie, Biographie.
écrire la peinture ? Jean-Baptiste Para, Mathieu Bénézet, Denis Martin, Philippe Hélénon, Jean-Paul Michel, Ana Marques Gastão, Nuno Júdice, Jacques Le Scanff, Paul Louis Rossi, Gastão Cruz, Emmanuel Moses.
Mais aussi des contributions importantes de : Michel Butor, Geneviève Huttin, Jean-Paul Michel, Esther Tellermann, Bernard Noël, Christophe Marchand-Kiss, Valérie Rouzeau, Christiane Veschambre, Marcel Cohen, Marilyn Hacker, Marie Etienne, Hugo Pradelle, Lilianne Giraudon, Jean-Yves Reuzeau, Seyhmus Dagtekin, Carole Florentin, Florence Pazzottu, Sophie Loizeau, Sandra Moussempès, Gabrielle Althen, Eric Maclos, Jean-Paul Bota, Michel Deguy.
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Cahier Critique de Poésie
Dans CCP n°19
L’Atelier de Jean-Paul Michel
Gros plan sur Jean-Paul Michel. Des inédits, deux entretiens dont l’un, récent, avec son traducteur en Arabe, Lahouari Ghazzali, multiples témoignages d’amitié. Très dense, ce numéro du Préau des collines dresse un portrait fouillé du poète et éditeur – rappeler la beauté des livres des éditions William Blake & Co. Très jeune, il savait choisir ses copains : Michon, Bergougnioux, eux aussi au lycée de Brive ! Et bien d’autres. Les affinités avec les merveilleux Jean Vodaine et Mohammed Khaïr-Eddine. Insoumission fondamentale et inactualité de la poésie sont au cœur de ce collectif de mots, fervents souvent, en rapport avec le lyrisme brisé de Jean-Paul Michel, qui « écrit avec des ciseaux », Des années 1970 à aujourd’hui, une même radicalité de ton et un devoir de penser sans renoncer brûlent dans les mots du poète, philosophe de formation. « Pourquoi y a-t-il de la technique ? Parce qu’il y a du possible. Pourquoi y a-t-il de l’art ? Parce qu’il y a de l’impossible. »
Claudine Galea
Le Préau des collines N° 10 L’atelier de Jean-Paul Michel 360 p., 22 euros ISBN 978-2-36039-020-5
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Christiane Veschambre, le 9 juin
Invitation
Deux nouveaux livres de Christiane Veschambre
Christiane Veschambre, Jacques Le Scanff et Sébastien Stenger vous invitent à fêter la sortie de Passagères et d’Après chaque page le mercredi 9 juin à partir de 18 heures
Le préau des collines 154 rue Oberkampf, 75011 Paris, métro Ménilmontant, Bus 96, code 2306A, dernier atelier tout au fond à droite.
Après chaque page
Le plus souvent la vie vivote en nous. Mais parfois quelque chose fait trembler les plaques sismiques sous-jacentes de ce petit-vivre : une odeur, un désespoir, des cerises, une attente, l’oscillation d’une herbe, une lecture, septembre, un chant.
Après chaque page recueille certains des textes qui font irruption lorsque la “Vie traverse notre vivable et notre vécu” (Gilles Deleuze). Poèmes en prose - à l’exception d’un seul dont les intermittences de lumière obligent à trouer la page d’un autre rythme. Des photos de Juliette Agnel, et de Dominique Cartelier, ont été, pour deux d’entre eux, les envoyés de cette présence, parfois aussi incompréhensible, difficilement acceptable, que celle d’une annonciation.
40 pages, format 14 x 22 cm, ISBN 978-2-36 039-032-89, 10 euros.
Passagères
Lorsqu’on est chassé de ce qui nous tenait lieu de lieu - d’un amour, du regard sur nous d’un amour qui nous fait croire à notre cohérence - on devient passagère. Passagère des jours et des nuits dont la succession n’est plus sûre, passagère des lieux, démultipliés par l’errance, que l’on traverse. Et traversé aussi par les voix passagères engouffrées dans notre être poreux. Écrire alors c’est tenter de redonner lieu, durée et forme à cette âme dépecée au moment même où il n’y a plus ni récit, ni sol, ni architecture possibles.
Expérience finalement passagère pour celle qui, un jour, accepte de s’arrêter devant le pesant et immobile animal, son « bœuf », dont elle se découvre l’hôte. Et pour « sentir dans la paume des deux mains jointes le poids de ce qui vient de se vivre ».
120 pages, format 14 x 22 cm, ISBN 978-2-36 039-008-3, 12 euros.

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Marché de la Poésie
Le préau des collines au Marché de la Poésie
Du jeudi 17 au dimanche 20 juin 2010, place Saint Sulpice, Paris 6e, Stand H5.
Le préau des collines est également présent sur le stand d’Editer en Haute Provence, stand G7.
Cette année nous partageons un stand avec William Blake & Co, un bonheur !
Un bonheur aussi de vous présenter nos nouveaux livres, Christiane Veschambre : Après chaque page : des textes ciselés sur les photos de Dominique Cartelier et de Juliette Agnel : Le plus souvent la vie vivote en nous. Mais parfois quelque chose fait trembler les plaques sismiques sous-jacentes de ce petit-vivre : une odeur, un désespoir, des cerises, une attente, l’oscillation d’une herbe, une lecture, septembre, un chant.
Cavalier qui penche de Geneviève Huttin ; « Ils étaient arrivés les uns après les autres, ceux qui habitaient tout près, en voisins, les mêmes costumes noir bleu, les mêmes cheveux blancs, la raie sur le côté, une femme blonde et très belle pleurait… poème-prose-récit éclaté, étrange et saisissant.
Et les villes marchés dites, écrites par Jean-Paul Bota dans : Usage de cendre précédé de feuillets du Midi.
Au-delà de ces villes l’important numéro 11 de la revue éponyme consacrée en grande partie à Pierre Bergounioux mais aussi avec Gabriel Bergounioux, François Bon, Tristan Hordé, Jean-Paul Michel, Jacques Réda.
Mathieu Bénézet, Gastão Cruz, Ana Marques Gastão, Philippe Hélénon, Nuno Júdice, Jacques le Scanff, Denis Martin, Emmanuel Moses, Jean-Baptiste Para, Paul Louis Rossi.
Gabrielle Althen, Jean-Paul Bota, Michel Butor, Marcel Cohen, Seyhmus Dagtekin, Michel Deguy, Marie Etienne, Carole Florentin, Liliane Giraudon, Marilyn Hacker, Geneviève Huttin, Sophie Loizeau, Éric Maclos, Christophe Marchand-Kiss, Jean-Paul Michel, Sandra Moussempès, Bernard Noël, Florence Pazzottu, Hugo Pradelle, Jean-Yves Reuzeau, Valérie Rouzeau, Esther Tellermann et Christiane Veschambre.
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