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A paraître mi juillet 2016.
Un livre de photos de Garance Le Scanff
 

40 pages, 33 photos en noir et blanc, format : 17 x 17 cm, prix : 15 euros ISBN 978-2-36039-049-6 Il existe également une édition numérotée de 1 à 25. enrichie du tirage argentique oroginal d’une photo signée par l’auteure, prix 60 euros exemplaire(s)
  Débris, leurs bruits
Garance Le Scanff photographie les désordres, photographie leur beauté grinçante, leur écart.

Qu’elle regarde la noirceur du soleil de Sicile ou les maisons défaites aux abords de Marseille, elle y introduit par l’image de nouveaux conflits. Et aussi, raison de sa quête, dire sans les mots que la beauté mille fois mutilée, trahie, salie d’outrance peut resurgir d’un regard attentif. Le désir de vivre autrement, de vivre au-delà, permet à celles et à ceux qui, errants et goguenards, nouveaux mendiants célestes marchent, contemplent, doutent et découvrent. Et sans se laisser envahir par la peur ou le doute affirment que la laideur, le désespoir né des paysages marchands est une maladie de l’ordre et que les jeux de la vie, ses accidents, ses bonheurs cernés par une vue acide peut les modifier.

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Souscription


Une poétesse au collège de la Vallée
 

  Opération Résidences écrivains
Geneviève Huttin
" "IL EST RARE que des écrivains" prennent leurs quartiers dans des collèges afin de partager leur expérience avec les jeunes élèves jour près jour. C’est pourtant ce que permet de faire l’opération Résidences écrivains organisée par le Conseil Régional, et soutenue par le Conseil Général et sa médiathèque départementale, qui a permis à 20 auteurs de venir en Seine-et-Marne depuis 2006. Il y en a actuellement deux : Luc Tartar, comédien et auteur de pièces de théâtre, est au collège Rosa-Bonheur au Châtelet-en-Brie, alors que Geneviève Huttin, poétesse, passe quelques journées au collège de la Vallée, à Avon. Cette dernière n’est pas n’importe qui, puisqu’elle a reçu en décembre 2014 le prix de la Révélation Poésie, remis par la Société des Gens de Lettres pour son ouvrage intitulé : « Une Petite lettre à ma mère ». Avant d’embrasser la carrière d’artiste à plein-temps, Geneviève Huttin a été professeur de philosophie et a travaillé pendant 25 ans à France Culture. Notamment en animant une émission baptisée : « La nuit rêvée de… ». « J’invitais des personnalités de la culture, en débattant sur les discours de grandes personnalités comme André Gide ou Charles de Gaulle, rappelle la poétesse. Mon meilleur souvenir fut celui de ma rencontre avec Boris Cyrulnik, le psychanalyste. » Au collège de la Vallée, Geneviève Huttin aura tout le loisir de travailler ses rimes toute en jouant les enseignantes. « On lui a attribué un bureau en face du CDI, explique Agnès Bleicher, documentaliste. C’est pratique pour rencontrer des élèves ou des professeurs. Elle doit travailler sur un nouveau recueil de poésie intitulé « Longtemps nous nous sommes couchés de bonne heure ». Et deux jours par semaine, elle animera certains cours de français des classes de 4 e et de 3 e. « Nous allons aborder trois thèmes, précise Geneviève Huttin. D’abord l’écriture et la voix à la radio, la déportation et la résistance et la poésie de Mallarmé que j’adore. Nous avons la chance d’avoir sa maison musée tout à côté du collège (NDLR : à Vulaines-sur-Seine). » Déjà, les premiers élèves qui ont rencontré la poétesse se montrent enthousiastes. « Nous étudions déjà la poésie, de Louise Labé à Victor Hugo, souligne Youssouf, 13 ans, élève de 4e. Nous avons eu des discussions avec elle. C’est émouvant car elle a connu de nombreuses personnalités. » La poétesse a aussi donné quelques cours d’écriture. « Faire des rimes c’est difficile. Mais c’est marrant d’essayer », confie Lucas. Le travail effectué avec les élèves sera réuni un grand carnet poétique appelé « Les Voix d’Avon » et sera présenté officiellement au public au mois de juin au célèbre manoir de Bel-Ebat. ■" "par Pascal Villebeuf"

Un écrivain matraqué par la police ?
 

  Un ancien résistant de 89 ans roué de coups par un policier
3 octobre 2014 | Par Louise Fessard
Raymond Gurême, 89 ans, affirme avoir été jeté hors de sa caravane et frappé le 23 septembre à Saint-Germain-lès-Arpajon. Lire l’article sur Médiapart ou sur larumeurmag.com

La vie de Raymond Gurême est un roman. Il est adolescent quand sa famille, qui exploite un cirque et un cinéma ambulant, est assignée à résidence, puis internée à Linas-Montlhéry dès l’ouverture du camp, le 27 novembre 1940. Il s’en échappe une première fois, avec son frère, en juillet 1941. Ils sont repris et ramenés au camp. Raymond Gurême se sauve une deuxième fois, en octobre 1941. On le retrouve dans une maison de redressement pour mineurs, sise au sein de l’hôpital d’Angers. Il y détourne, au profit du maquis, un camion de ravitaillement, ce qui lui vaut d’être déporté dans un camp de travail en Allemagne, jouxte Francfort. Il s’en évade grâce au chauffeur français d’un train de marchandises qui livre des céréales en Allemagne. S’ensuit, en France, une vie de cavale, avant que Raymond Gurême rejoigne les rangs de la Résistance. Il a dix-neuf ans lors de la Libération de Paris. Il retrouvera ses parents en 1952 en Belgique, après onze années sans aucune nouvelle d’eux. Lire sur remue.net

Pierre édouard, Geneviève Huttin, Pierre Lafargue, Eric Maclos
 

 

Le numéro 14 de la revue est paru.
Pierre Edouard
 

  A propos de Pierre Edouard
vous êtes invités le 10 février 2014 à 18 h pour fêter sa sortie, 145 bis avenue de Choisy 75013, Paris, code 1692A métro Tolbiac ou place d’Italie, bus 62 et 64.

Pierre Edouard ; Ouverture : L’œuvre multiple de Pierre edouard, sculpteur, peintre et graveur. Trois dossiers d’auteurs actuels : Pierre Lafargue, Geneviève Huttin et éric Maclos  ; des voix essentielles. Suivent les photographies d’Elizabeth Prouvost et les peintures de Richard Laillier. Textes de Stéphane Barsacq, Mathieu Bénézet, Jacques Blanc, François Boddaert, Yves Boudier, Claude Louis-Combet, Louis Deledicq, Marianne Durand-Lacaze, Les éditions vagabonde, Pierre édouard, Marie étienne, Denis Fernandez-Recatala, Hou Wei, Philippe Lacoue-Labarthe, Ofer Lellouche, Jean-Paul Michel, elizabeth Prouvost, Thierry Romagné, Lydie Salvayre, Jean-Baptiste de Seynes, John Taylor.

Vous pouvez le trouver (ou le commander ) dans les librairies de Paris et de la région Parisienne. L’Ecume des pages, Tschann, Compagnie, Les Cahiers de Colette ou la librairie près de chez vous. Provisoirement pour la province commander au Préau des collines 145 bis avenue de Choisy ; 01 48 06 47 06 ou par mail preaudescollines@orange.fr Pour les libraires merci de commander à notre diffuseur ; ELSB, 06 73 51 75 42 elisabethsaillard@live.fr

Peindre sur ordinateur
Jacques Le Scanff, Les Sauts des collines
 

 
La revue du préau des collines doit faire face à de sérieuses difficultés, aussi le numéro 14 ne paraîtra que le 15 janvier 2014. Veuillez nous en excuser. N’hésitez pas à envoyer à vos amis le message ci-dessous. Très cordialement. Jacques Le Scanff
Ces peintures numériques sont réalisés à partir de peintures sur toile ou de dessins, photographiés, scannés puis modifier dans un logiciel de retouche afin de créer une œuvre nouvelle. Elles permettent tout à la fois de prolonger une étude avec d’autres outils, de sortir ainsi des habitudes et manières de faire liés aux médias classiques et de produire des œuvres à des prix raisonnables (120 euros). Le tirage s’effectue dans un atelier spécialisé sur un papier pur chiffon de 240 gr. avec des encres permanentes, les feuilles sont numérotés et signés par le peintre. Le tirage est de 7 exemplaires plus trois exemplaires hors commerce marqués HCI à HCIII. Le format total de la feuille est de 30 x 40 cm. La taille du dessin lui-même étant d’environ 22 x 30 cm. Pour les acquérir il vous suffit d’envoyer un chèque de 150 euros au nom de Jacques Le Scanff en indiquant le numéro choisi. La digigraphie vous sera remise à l’atelier dans un délais de 15 jours. Une série d’épreuves de nombreuses œuvres numériques est visible sur rendez-vous. Vous pouvez également recevoir votre commande chez vous en ajoutant 10 euros de frais de port.

Francis Combes
 

  L’aubépine
Il s’écrit des poèmes d’amour dans toutes les langues du monde, mais des troubadours aux poètes surréalistes, la poésie amoureuse est sans doute le fil rouge qui traverse toute l’histoire de la poésie française.
Et ceci continue (et continuera) tant que des poètes n’entendront pas réduire le poème à un travail d’écriture sur le poème ou à un exercice rhétorique de déconstruction linguistique. Qu’ils fussent d’oc ou d’oil, les poètes de cet espace géographique qui allait devenir la France ont beaucoup fait pour que ce qui est un besoin naturel et universel, l’amour, devienne une culture, voire un art, pour ne pas dire une civilisation. Francis Combes s’inscrit dans cette tradition qu’il revisite, tant du point de vue de la forme (à travers cent un sonnets désarticulés, rimés ou non) que du point de vue du discours amoureux. Au thème dominant, des Arabes à l’Occident, de la « passion amoureuse », de l’amour fou et maudit, il cherche, à la suite notamment d’Eluard ou Brecht, à substituer celui de l’amour nécessaire, non pas l’amour fatalité mais l’amour besoin, non pas le malheur d’aimer mais son bonheur ; l’amour qui n’est pas qu’un accident mais qui est aussi une production et un sentiment productif. Dans ces poèmes, la femme aimée n’est pas une idole idéalisée, mais une compagne réelle, égale et différente.
Sculpteurs, peintres, poètes
Le préau des collines, n°12 est paru
 

  Mohammed Khaïr-Eddine
Deux dossiers pour ce numéro : Mohammed Khaïr-Eddine : l’œuvre du grand poète marocain et Traces d’aubes et de Nuits : sculpteurs et peintres

En souvenir de notre ami Daniel Puymèges quelques textes de Pierre Bergounioux, Christian Bobin, Pierre Michon, Jean-Paul Michel

Le deuxième dossier : Traces d’Aubes et de Nuits, assemble les sculptures et les peintures d’artistes contemporains ; leurs forces, leurs talents peuvent sembler divergents. Mais au-delà des singularités essentielles, la sincérité, le refus de se courber devant les facilités bavardes du moment les assemblent. Eugène Dodeigne / Laurence Jeannest / Francis Limérat / Pierre Édouard / Denis Martin / Agnès Munier / Jocelyne Colin. / Charles Maussion.

Puis, comme on frappe une cymbale, les textes de femmes et d’hommes proches de la revue accompagnent ces riches dossiers. Gabrielle Althen / Jean-Paul Bota / Geneviève Huttin / Christiane Veschambre.

réedition révisée et enrichie
Christiane Veschambre
 

  Passagères
Lorsqu’on est chassé de ce qui nous tenait lieu de lieu - d’un amour, du regard sur nous d’un amour qui nous fait croire à notre cohérence - on devient passagère.

Passagère des jours et des nuits dont la succession n’est plus sûre, passagère des lieux, démultipliés par l’errance, que l’on traverse. Et traversé aussi par les voix passagères engouffrées dans notre être poreux. Ecrire alors c’est tenter de redonner lieu, durée et forme à cette âme dépecée au moment même où il n’y a plus ni récit, ni sol, ni architecture possibles. Expérience finalement passagère pour celle qui, un jour, accepte de s’arrêter devant le pesant et immobile animal, son"bœuf", dont elle se découvre l’hôte. Et pour "sentir dans la paume des deux mains jointes le poids de ce qui vient de se vivre".

Christiane Veschambre

120 pages, format 14 x 22 cm, ISBN 978-2-36 039-008-3, 12 euros.


Christiane Veschambre
 

  Après chaque page
Le plus souvent la vie vivote en nous. Mais parfois quelque chose fait trembler les plaques sismiques sous-jacentes de ce petit-vivre : une odeur, un désespoir, des cerises, une attente, l’oscillation d’une herbe, une lecture, septembre, un chant.

Après chaque page recueille certains des textes qui font irruption lorsque la “Vie traverse notre vivable et notre vécu” (Gilles Deleuze). Poèmes en prose - à l’exception d’un seul dont les intermittences de lumière obligent à trouer la page d’un autre rythme. Des photos de Juliette Agnel, et de Dominique Cartelier, ont été, pour deux d’entre eux, les envoyés de cette présence, parfois aussi incompréhensible, difficilement acceptable, que celle d’une annonciation.

Christiane Veschambre

14 x 22 cm. 50 p. ISBN 978-2-36039-032-8, 10 euros


Daniel Puymèges
 

  Dans le rien des jours
Sur les bancs de la communale, deux amis comprennent que leurs rêves, leurs désirs vont les séparer. Ils vont courir le monde, l’un en restant dans leur village : en en faisant le tour ; l’autre en prenant des avions : en se jouant des fuseaux horaires.

Avec pour compagnons des figures du bien parfois, des figures du mal le plus souvent, ils observent le monde jusqu’à s’en lasser, jusqu’à perdre le goût des choses. Ils se revoient tous les ans pour la Toussaint. Le paysan ouvrier et l’homme d’affaires se parlent mais nous ne saurons rien de ce qu’ils se disent. Ils ne donnent à voir que leur fragile silhouette dressée devant la fuite des jours. Les situations qu’ils connaissent, les événements auxquels ils sont mêlés, s’inscrivent dans l’excessive diversité du monde contemporain : depuis un petit village condamné à une mort lente jusqu’aux villes côtières du pacifique dont la croissance démesurée repousse vers la nuit, les usines besogneuses. Contraint d’être spectateur et acteur, figurant et témoin, ils traversent des espaces où l’idée même d’une rédemption est forcément incongrue.

Daniel Puymèges est né à Tulle en 1946. Après des études de philosophie, il travaille dans la fonction publique puis dirige un centre de recherche sur les sciences et techniques qui publia la revue Milieux. Depuis plus de 15 ans il est chef d’entreprise et homme d’affaires. C’est son premier roman.

152 pages, 14 cm x 22 cm ISBN 978-2-36039-012-0 15 euros


Pierre Wirth
 

  Carrefours
1939, une barque traverse le Rhin.

Trois jeunes alsaciens se dirigent vers la rive allemande. « Sales boches » leur ont lancé de jeunes soldats français lors d’un bal où volontiers les jeunes s’affrontent ; Choqués, ils ont décidé d’aller voir pour comprendre à quoi ressemblent ces Allemands à qui on veut les assimiler. Le roman de Pierre Wirth riche de ses souvenirs et de tout ce qui l’attache au pays où il est né est au-delà du document précieux, un récit surprenant de combats et de passions.

220 pages, format 14 x 22 cm, 15 euros, ISBN 978-2-36 039-024-3


Jean-Paul Bota
 

  Usages des cendres
Venise
Vaporetto (raccordant Piazzale Roma à San Marco) et nous, longeant le Grand Canal dans le voisinage des gondoles : haleine rouge des géraniums aux balcons. Ce qui persiste biffant les eaux : mémoire des bateaux de marchandises, Rialto et le quartier des marchands. À nouveau, enchâssés dans le branle-bas matinal, lambeaux de clarté rousse d’où viennent à notre rencontre à la dimension des fortunes anciennes, pour la plupart de briques, les palais (sur pilotis), Fondacho dei Turchi, Ca’Pesaro, etc passant les ponts en vis-à-vis et les musées, faisant le siège des attentions.

Pierre Bergounioux
 

  Le Préau des collines, revue N° 11

Le dossier du numéro 11 du Préau des collines est consacré à Pierre Bergounioux.

Sommaire : à propos de Pierre Bergounioux Jacques Réda, Jean-Paul Michel, Tristan Hordé, François Bon, Inédit de Pierre Bergounioux, Entretien : Pierre et Gabriel Bergounioux, Extraits des principaux livres de Pierre Bergounioux - Cahier iconographique, Bibliographie, Biographie.

écrire la peinture ? Jean-Baptiste Para, Mathieu Bénézet, Denis Martin, Philippe Hélénon, Jean-Paul Michel, Ana Marques Gastão, Nuno Júdice, Jacques Le Scanff, Paul Louis Rossi, Gastão Cruz, Emmanuel Moses.

Mais aussi des contributions importantes de : Michel Butor, Geneviève Huttin, Jean-Paul Michel, Esther Tellermann, Bernard Noël, Christophe Marchand-Kiss, Valérie Rouzeau, Christiane Veschambre, Marcel Cohen, Marilyn Hacker, Marie Etienne, Hugo Pradelle, Lilianne Giraudon, Jean-Yves Reuzeau, Seyhmus Dagtekin, Carole Florentin, Florence Pazzottu, Sophie Loizeau, Sandra Moussempès, Gabrielle Althen, Eric Maclos, Jean-Paul Bota, Michel Deguy.

358 pages. ISBN 978-2-36039-020-5. 22 euros

En octobre 2009
Peintures de Christelle Rousseau
 

  Geneviève Huttin
Cavalier qui penche

La petite fille. Pour elle la langue est une blessure. C’est la guerre, sa famille fuit la Lorraine, elle naît dans la Vienne. La famille est dispersée : certains soldats de l’armée française, d’autres « malgré nous » dans la Wehrmacht. La déchirure vient de la langue, née dans la Vienne, la petite fille n’apprend que le Français. L’allemand « la langue du père » la coupe de sa famille, de son histoire. Récit douloureux, riche d’anecdotes, de ruptures, dans un désordre apparent qui mêle les personnages, le frère dont on ne sait s’il est mort en Russie ou disparut en Allemagne, le grand père taciturne qui se sépare de sa femme pour ne pas retourner en Lorraine. Surprenante histoire de sa famille éclatée, de sa langue perdue qu’interroge l’auteure.

10 illustations en couleur de Christelle Rousseau

ISBN 978-2-914945-96-7 14x22 cm. 80 pages, 15 euros.

Parution en octobre 2009


Albert Cohen
 

  Le Roi mystère
comprends un cahier de documents, lettres et poèmes de Max Jacob, lettres de Marcel Pagnol, d’Hubert Nyssen, extrait de textes de la Revue Juive (Albert Einstein), Photographies d’Albert Cohen et de ses amis.

Dans L’Alamblog/Lekti du 5 novembre 2009 le préfet maritime écrit : Avant tout autre opus, cet automne, vous auriez grand tort de ne pas lire Le Roi mystère, l’un des plus beaux livres d’entretien que l’on connaisse. Il est arrivé sur notre île un beau matin, comme le soleil se levait à l’horizon et il a illuminé notre journée. Et sans doute plus encore, puisqu’on y songe. Tiré d’une émission de radio à laquelle Albert Cohen était invité en 1976, il vaut toutes les analyses de l’œuvre et toutes les biographies. Point de longs discours (137 pages seulement), il éclaire autant la figure de Cohen qu’il réjouit son lecteur - n’est-ce pas merveille ? - avec ses pages délectables, truffées de formules formidables, comme ces sourires en forme de “messages dentaires”… Ce livre qui fait du bien, Albert Cohen s’y raconte, ses rapports d’enfant avec Marcel Pagnol - dont il connaît, stupeur, tous les poèmes de jeunesse par cœur ! -, ses livres rêvés plutôt que construits, l’indispensable épaisseur humaine des personnages, les romans secs d’intellectuels, la bonté, la loi et l’amour, le camelot antisémite qui est peut-être à l’origine de sa création, la mystérieuse cantatrice marseillaise qui lui valut de la part de ses condisciples le sobriquet de “Roi Mystère”, son action auprès des Nations Unies et même son faible pour les femmes “à dents”…

En réalité, ce dont je suis beaucoup plus fier que de mes livres, c’est d’être l’auteur de l’accord international du 15 octobre 1946 sur la protection des réfugiés. Ca , c’est mon affaire. Le reste, ce sont des rêves. Des rêves. Et je ne sais pas expliquer. Surtout, qu’on n’attende pas de moi des commentaires sur ce que je fais. Je n’en sais rien.

Ce livre — on bénit son éditeur — nous donne envie de nous plonger dans les Mangeclous derechef. Et c’est ce que l’on va faire. Après tout, on n’est pas aux pièces, et l’on y reviendra peut-être sous forme de citations.

ISBN 978-2-914945-95-0 14x22 cm. avec rabat, 130 pages, 15 euros, comprenant un cahier de photographies inédites. parution en octobre 2009


Gregory Leroy 10 peintures noires
 

  Hommage aux roches de la montagne de Lure

... Et l’on peut également juger de l’honnêteté de l’artiste à la permanence de ses obsessions. Les siennes lui ont fait presque toute une vie. Car depuis plus de quarante ans, l’œuvre peinte de Jacques Le Scanff naît de sa complicité avec la Montagne de Lure


Christiane veschambre
 

 


Le préau des collines N°10
 

  L’atelier de Jean-Paul Michel

L’atelier de Jean-Paul Michel VINCENT PELISSIER, YVES DI MANNO, PASCAL COMMERE, MARC LE GROS, PIERRE LAFARGUE, GABRIEL BERGOU- NIOUX, SERGE TZVETKOV, MICHEL MOUROT, 0AHOUARI GHAZZALI, CHRISTOPHE VAN ROS- SOM, JACQUES ABEILLE, PIERRE BERGOU- NIOUX. PIERRE-YVES SOUCY, FREDERIC MORA, MONCHOACHI, GABRIEL OKOUNDJI, FRANCIS WYBRANDS, ERIC DES GARETS, HENRI RONSE, TRISTAN HORDE, CHANTAL TANET, FRANCOIS ATHANE, PIERRE OUELLET, RICHARD BLIN, MICHAEL BISHOP, DANIEL PUYMEGES, AUXE-MERY

Le Voyage GENEVIEVE HUTTIN, ESTHER TEL- LERMANN, CHRISTIANE VESCHAMBRE, PHILIPPE HELENON, HERVE BAUDAT, DENIS MARTIN, MADJID TALMATS, JEAN-YVES MASSON, CHRISTIAN GANACHAUD, PAUL BADIN, FABIENNE COURTADE, JACQUES LEBRE, SEYHMUS DAGTEKIN, MATHIEU BENEZET, MARIE ETIENNE, JEAN-PIERRE CHEVAIS, VENUS KHOURY-GHATA, ADONIS, JEAN-PAUL BOTA


Ali
 

 

Parution en février 2009
Un regard sur les rois de Notre Dame
 

  Jacques Blanc

Au printemps 1977, les terrassiers qui creusaient les fondations du nouveau siège de la BFCE (Banque Française du Commerce Extérieur), rue de la Chaussée-d’Antin à Paris, mirent au jour, par hasard, ce qui ressemblait à des pierres sculptées.

Découverte d’autant plus surprenante que rien, aucun indice, ne pouvait faire penser que fût caché là, dans le sol de la cour de cet ancien Hôtel Moreau, quelque chose d’important ou de particulier. On interrompit donc le travail et l’on appela les archéologues qui, dès leur premier exa-men, confirmèrent qu’il s’agissait bien de sculptures, et plus précisément de sculptures gothiques. S’ouvrit alors un chantier de fouille au cours duquel, allant de surprise en surprise, on exhuma plus de trois cents fragments, prove-nant tous de Notre-Dame de Paris.

Le numéro 9 de la revue du préau des collines
Lettres à M. B.
 

  60 auteurs, peintres et poètes écrivent à Mathieu Bénézet

Claude Adelen / Ali / Hervé Baudat / Mathieu Bénézet / Jean-Michel Binsse / Philippe Blanchon / François Boddaert / François Bon / Jean-Paul Bota / Yves Boudier / Isabelle Cavalleri / Bernard Chambaz / Jean-Pierre Chevais / Francis Cohen / Marcel Cohen / Pascal Commère / Fabienne Courtade / Seyhmus Dagtekin / Robert Davreu / Michel Deguy / Dominique Delpirou / Roger Dextre / Christian Doumet / Hélène Durdilly / Marie Etienne / Gérard Farasse / Jean Frémon / Antoine Gallien / Olivier Gallon / Joël Galvaing / Christian Ganachaud / Lilianne Giraudon / Gérard Haller / Philippe Hélénon / Jean-Paul Héraud / Geneviève Huttin / Daniel Jacoby / Gilles Jallet / Hédi Kaddour / Patrick Laupin / Jacques Lèbre / Yves Mabin Chennevière / Denis Martin / Yves di Manno / Christophe Marchand Kiss / Xavier Maurel / Patrick Maury / Jean-Paul Michel / Jacques Munier / Jean-Luc Nancy / Bernard Noël / Gérard Noiret / Laurent Pinon / Lionel Ray / Christian Rist / Paul Louis Rossi / Valérie Rouzeau / Claude Royet-Journoud / Caroline Sagot-Duvauroux / Yalla Seddiki / Jacques Sojcher / Michel Surya / Esther Tellermann / Franck Venaille / Christiane Veschambre / Jean-Jacques Viton

Le numéro paraîtra le 10 octobre 2008 pour le salon de la revue à l’espace Blancs Manteaux à Paris dans le 4e


Franck André Jamme
 

  Mantra
Mantra des anxiétés et des cinq nuisances

C’était juste leur histoire,
certainement une autre vie.

Elle pensait à ses pas
dans les couloirs
de la mémoire.

La pluie,
le crépitement de ses ongles
sur la terre et la peau,
même les ailes à ses chevilles :

cette étrange sensation,
lorsqu’elle se déplaçait,
de ne la voir pratiquement jamais
toucher le sol.

Volait presque.
Une autre vie.

It was merely their story,
certainly another life.

She thought about her steps
through the corridors
of memory.

The rain,
the scraping of her nails
on the earth and skin,
even the wings on her ankles :

that strange sensation,
when she moved,
of practically never seeing her
touch the ground.

Almost flying.
Another life.

Edition bilingue français-anglais 48 pages 14,85 x 21 cm. ISBN 978-2-914945-90-5 12 euros également un tirage de tête à 15 exemplaires sur Rivoli avec un dessin de l’auteur 90 euros


Un Ailleurs, quelque part
 

  Jean-Paul Bota
Les rues de Lisbonne comme des lignes où s’inscrivent des mots

Jean-Paul Bota a le besoin et le désir de voyager pour écrire. Les mots naissent de paysages, de l’ombre d’un corps gris sur un mur, du jacassement métallique d’un tramway dans les rues de Lisbonne. L’errance écrit le livre, marchant, il amasse les mots. Surgissent des voix de femmes qui lient aux pierres des rues, aux nuages qui les couvrent par instants, à l’image pâle de la nostalgie, aux pas du poète.

« Et, à peine masquée par le porte-voix d’un cirque, la plainte des saxs jusqu’aux halles désertées des marchés et puis la quiétude étale de fin de journée, la lueur paisible des rues. Elle s’éloigne dans le jour teinté, piqueté d’étoiles. Pas même pressée par le vent qui roule derrière elle et les couleurs qui la bousculent, la griffe soudaine des pluies qui creusent sa joue maintenant, biffant l’espace jusqu’au havre des cimetières, tandis qu’au loin une lumière s’étirant comme un fil irisé tire la trappe des oubliettes jusqu’aux gradins des stades : des phares avec lesquels elle s’oriente. Elle scrute les angles de la ville comme on détaillerait les plis d’un smoking. C’est des bribes de gare à imaginer, des squares et des parcs à faire naître de poussières. »


Albert Cohen
 

 

Paraît en avril 2007
Un voyage à Sarajevo
 

  Christiane Veschambre
La ville d’après
suivi de A propos d’écrire

La ville d’après, c’est celle d’après la guerre - ici, Sarajevo. L’auteure, invitée à participer à des rencontres de poésie, y fait un bref séjour. Elle y vit une expérience complexe, où se tiennent ensemble une grande douceur, d’une singulière lumière, le tremblement intérieur devant les traces, les gouffres de la destruction - et quelque chose d’énigmatique qu’elle ne peut comprendre. C’est en tentant d’écrire ce séjour qu’elle découvre ce qui est venu à elle à travers la Bibliothèque bombardée, les visages sans fioritures, le film de Jean-Luc Godard regardé aux lieux mêmes de sa réalisation, et la Mijlacka aux eaux veloutées qui offre ses berges aux mosquées et aux églises de la ville. Ce qui lui est dit, là, à elle qui, née après une guerre, a appris à ne pas voir ce que ceux que la guerre traverse voudraient ne pas avoir vu.

Et peut-être parce que écrire doit être « la hache qui brise la mer glacée en nous » comme le dit Kafka, les réflexions de l’auteure dans « A propos d’écrire » offrent comme un écho à cette expérience : écrire permettrait de voir, avant que ne se referme la déchirure par laquelle a surgi ce qui ne demeure alors qu’entrevu. Ecrire pourrait n’être que ce mouvement réitéré pour crever la glace.

16x22 ISBN 2-914945-87-5 10 euros


Elisabeth Bing
 

  Les Fragments du jour
Nouveau texte d’une écriture infime, retenue et savante

Après Le Livre que mon père écrivait, paru aux éditions Gallimard, Élizabeth Bing nous propose ce nouveau texte d’une écriture infime, retenue et savante - quoiqu’elle ne veuille l’admettre. La beauté de l’écriture d’un femme qui n’est qu’un regard, qui est plus qu’un regard.

Élisabeth Bing écrit des livres rares et retenus ; elle a inventé les ateliers d’écriture à l’école de Beauvallon à Dieulefit en 1969. Elle a publié ... Et je nageai jusqu’à la page, essai sur leur naissance, Des femmes 1976. Autres publications : Les hommes de traverses, récit, Des femmes, 1990. Ce livre que mon père écrivait, récit, l’Arpenteur Gallimard,

Publié grâce au concours du Centre National du Livre