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Après chaque page
Le plus souvent la vie vivote en nous. Mais parfois quelque chose fait trembler les plaques sismiques sous-jacentes de ce petit-vivre : une odeur, un désespoir, des cerises, une attente, l’oscillation d’une herbe, une lecture, septembre, un chant.
Après chaque page recueille certains des textes qui font irruption lorsque la “Vie traverse notre vivable et notre vécu” (Gilles Deleuze). Poèmes en prose - à l’exception d’un seul dont les intermittences de lumière obligent à trouer la page d’un autre rythme. Des photos de Juliette Agnel, et de Dominique Cartelier, ont été, pour deux d’entre eux, les envoyés de cette présence, parfois aussi incompréhensible, difficilement acceptable, que celle d’une annonciation.
40 pages, format 14 x 22 cm, ISBN 978-2-36 039-032-89, 10 euros.
Passagères
Lorsqu’on est chassé de ce qui nous tenait lieu de lieu - d’un amour, du regard sur nous d’un amour qui nous fait croire à notre cohérence - on devient passagère. Passagère des jours et des nuits dont la succession n’est plus sûre, passagère des lieux, démultipliés par l’errance, que l’on traverse. Et traversé aussi par les voix passagères engouffrées dans notre être poreux. Écrire alors c’est tenter de redonner lieu, durée et forme à cette âme dépecée au moment même où il n’y a plus ni récit, ni sol, ni architecture possibles.
Expérience finalement passagère pour celle qui, un jour, accepte de s’arrêter devant le pesant et immobile animal, son « bœuf », dont elle se découvre l’hôte. Et pour « sentir dans la paume des deux mains jointes le poids de ce qui vient de se vivre ».
120 pages, format 14 x 22 cm, ISBN 978-2-36 039-008-3, 12 euros.

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