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On s’étonne qu’un cargo ne s’arrête pas pour des naufragés, mais voici déjà quelques années, Marcel Cohen avait publié dans une revue (que je ne retrouve plus) une terrifiante conversation avec le capitaine d’un porte-conteneurs qui lui expliquait que s’arrêter pour un homme à la mer coûterait trop cher. Génial minimaliste. Cohen sort une plaquette , Deux textes sans titre et huit photos ; l’un sur Drancy, ses voies férrées mais pas son camp, l’autre sur les larmes d’un historien spécialiste de Tamerlan et de ses pyramides de crânes, et qui découvre l’histoire du sauvetage d’enfants juifs à Chambon-sur-Lignon. Deux textes minuscules chez un éditeur minuscule, Cohen est un écrivain qui sait murmurer. Rarissime.
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